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La Vnus dIlle

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La Vnus dIlle

  Admin 31, 2009 5:04 am

cheer: a Mrime et cheers [modifier]
À lpoque de lcriture de la nouvelle, Mrime tait en voyage dans le midi de la France. En effet, en 1834, il fut nomm inspecteur gnral des monuments historiques et antiquits nationales. À ce titre, il sjourna dans le Roussillon o il crivit La Vnus dIlle. Il aurait galement pu tre inspir par une nigmatique statue la Vnus de Quinipily quil avait vue Baud (Morbihan).

La Vnus dIlle est peut-tre moins connue que Colomba ou Carmen dont le succs fut amplifi par lopra de Bizet en 1875, mais elle sduit par son tranget et le savant dosage qua su tablir lauteur entre la logique et lirrationnel.


Rsum [modifier]
L'histoire se droule a Ille (nom inspir par un lieu rel : Ille-sur-Tt) sur trois jours et demi. L'histoire se prolonge ensuite pendant environ deux mois.


Jour 1, mercredi [modifier]
Le narrateur, un archologue, s'y rend en compagnie d'un guide. Il vient y rencontrer M. de Peyrehorade (nom inspir d'un lieu rel), un antiquaire de province qui doit lui montrer des ruines antiques. Celui-ci a dcouvert par hasard une statue de Vnus dont tout le monde parle Ille. Le guide explique au narrateur les circonstances de cette dcouverte dont il a t le tmoin.

M. de Peyrehorade avait pri, quelques jours avant l'arrive du narrateur, un homme du village, Jean Coll, et le guide, de l'aider draciner un olivier mort. En essayant d'extraire les racines du sol, Jean Coll donna des coups de pioche dans la terre et frappa sans le savoir la statue[1]. M. de Peyrehorade, heureux de cette dcouverte voulut extraire la statue du sol et en la redressant, elle tomba sur la jambe de Jean Coll, pourtant excellent coureur et joueur de paume aguerri. Cette statue inquite de par sa beaut physique et parce qu'elle semble dj avoir provoqu un accident (la jambe casse de Jean Coll).

Le narrateur arrive ensuite chez les Peyrehorade auxquels il avait t recommand par une lettre de son ami M. de P.. Il fait la connaissance des poux Peyrehorade et de leur fils, M. Alphonse, duquel il fait un portrait assez ngatif[2]. Lors du dner, le narrateur est invit au mariage imminent du fils Peyrehorade et d'une demoiselle fortune, Mlle de Puygarrig. Le pre tout comme le fils ne semblent pas attacher beaucoup d'importance ce mariage. M. de Peyrehorade est impatient de montrer au narrateur sa dcouverte, la statue de Vnus laquelle il porte une vritable vnration (que sa femme rprouve).

Enfin, au moment de se coucher, le narrateur voit la Vnus pour la premire fois par la fentre de sa chambre et est tmoin d'une scne trange : Deux apprentis du village sont en colre contre la statue dont ils soutiennent qu'elle a cass la jambe de Jean Coll. Ils insultent la statue et l'un d'eux lui lance un caillou. Curieusement, le caillou fait deux rebonds et retourne frapper l'apprenti de plein fouet au visage. Effrays, les apprentis s'enfuient. Le narrateur est amus par la scne et va se coucher.


Jour 2, jeudi [modifier]
Le lendemain matin, le narrateur est rveill de bonne heure par M. de Peyrehorade, qui tient absolument lui faire admirer sa Vnus. Il fait remarquer au narrateur l'trange inscription figurant sur le socle Cave amantem , qui la traduit en ces termes : prend garde toi si elle t'aime .

Aprs le djeuner, Alphonse, le fils de M. de Peyrehorade, converse avec le narrateur. Il apparat alors clairement qu'Alphonse n'a pas de sentiments pour sa future femme et ne voit que l'argent[3]. Il montre d'ailleurs au narrateur l'anneau qu'il va lui offrir le lendemain : c'est une ancienne bague chevaleresque surmonte de 1 200 Francs[4]de diamants[5]. Le narrateur remarque une autre bague qu'Alphonse porte au doigt et il rpond, dans un soupir de regret, que c'est une parisienne qui lui a offerte, deux ans auparavant, quand il tait Paris.

Le soir, il y a un dner au domicile de Mlle de Puygarrig, la future pouse que le narrateur compare la Vnus[6].

En retournant Ille, le narrateur fait remarquer qu'un mariage clbr le vendredi portait malheur[7], ce que confirme Mme de Peyrehorade, mais son mari rtorque que c'est le jour idal car le vendredi est le jour de Vnus (en latin Veneris dies).

Mme de Peyrehorade est bien de son avis et dclare que c'est son mari qui tenait ce que le mariage se fasse ce jour-l. De plus, le narrateur apprend que l'on ne dansera pas au mariage, vu que la future marie vient de perdre sa tante qui tait comme sa mre car c'est elle qui la leve et lui a lgu sa fortune.


Jour 3, vendredi [modifier]
Le lendemain matin, le narrateur essaie en vain de dessiner un portrait de la statue. M. de Peyrehorade tient faire (malgr l'opposition de sa femme) une sorte de crmonie, d'ailleurs "grotesque" et vulgaire d'aprs le narrateur, pour honorer Vnus et faire des vux pour le futur couple. Aprs cette crmonie , M. Alphonse, dj prt, vient voir le narrateur dans le jardin quand une partie de jeu de paume commence sur le terrain juste ct du jardin.

L'quipe locale est en train de perdre contre une quipe espagnole. M. Alphonse, qui est un grand joueur de paume, ny tient plus et va rejoindre son quipe bien qu'il soit en habit de mari. Il commence par jouer trs mal et se plaint que son alliance en diamants, qu'il avait emporte pour donner sa future femme lors de la crmonie, le gne pour jouer. Il la retire et pour ne pas la perdre, la glisse au doigt de la statue. Aprs cela, la partie bascule et il fait gagner son quipe. Vex, le capitaine de l'quipe espagnole rumine sa dfaite et marmonne, l'intention d'Alphonse, aprs que celui-ci s'est montr trs arrogant dans sa victoire : tu me le paieras .

Alphonse remet succinctement ses habits en ordre et monte dans la calche pour se rendre chez sa fiance afin de clbrer le mariage. Une fois la crmonie commence, il se rend compte qu'il a oubli l'alliance au doigt de la statue et se morfond cause de la valeur marchande de la bague. Du coup, en guise d'alliance, il donne sa femme la bague qu'il avait lui-mme au doigt et qui lui avait t offerte par une autre femme avec laquelle il avait eu une aventure Paris! Puis les invits se mettent table, la marie semble tre trs en retrait. On regarde danser les paysannes.

Ensuite les invits rentrent Ille pour le souper. M. de Peyrehorade et ses amis font des plaisanteries vulgaires et quivoques l'encontre de la marie. Le narrateur en est attrist car il pense qu'une jeune femme si dlicate ne mrite pas cela. Puis la marie quitte la table pour aller se coucher, il est presque minuit. M. Alphonse vient voir le narrateur et lui fait part de sa terreur. En effet, il ne peut plus retirer la bague du doigt de la Vnus, il dit mme que la statue a repli son doigt. Le narrateur a lui aussi peur un instant, puis se dit que M. Alphonse doit tre saoul. Ce dernier lui demande d'aller voir par lui-mme et d'essayer de rcuprer la bague. Le narrateur accepte puis se ravise au dernier moment et va se coucher directement.


Jour 4, samedi [modifier]
Une fois dans sa chambre, le narrateur entend des bruits sourds qui semblent tre des pas pesants qui montent l'escalier. Il pense avoir reconnu les pas du jeune mari, s'inquite parce qu'ils paraissent extrmement lourds, mais s'endort tout de mme. Le narrateur dort mal et est rveill vers cinq heures du matin de nouveau par des pas lourds et des craquements dans l'escalier. Puis ce sont des cris, des plaintes et le bruit d'une sonnette. Le narrateur se lve et court aux nouvelles. Il trouve M. Alphonse mort, gisant sur le lit nuptial. Il a le corps couvert de contusions et son torse semble avoir t treint violemment par un cercle de mtal.

Mme Alphonse est en proie une crise d'hystrie. Il ne dcle sur le corps aucune trace de sang bien que la mort ait t certainement trs violente (compte tenu du visage de M. Alphonse qui porte encore l'expression d'une affreuse angoisse). Ses soupons se portent sur le capitaine de l'quipe espagnole de jeu de paume, mais il ne dispose d'aucune preuve et ses rflexions le font disculper cet homme. En continuant ses investigations, le narrateur dcouvre sur le tapis la bague de diamants qui normalement aurait d se trouver au doigt de la statue. Le narrateur constate galement qu'il n'y aucune trace d'effraction dans la maison. Dehors les seules empreintes que l'on peut relever sont celles qui mnent et qui reviennent la statue.

De plus, en inspectant le jardin, il remarque que la statue a alors une expression terrifiante qui semble vouloir dire qu'elle se rjouissait des malheurs que subit la maison Peyrehorade.

Peu aprs le narrateur fait sa dposition au procureur qui lui raconte la version de Mme Alphonse. Elle a entendu quelqu'un pntrer dans la chambre. Elle a pens que c'tait son mari. Cette personne s'est couche dans le lit ct d'elle et elle a senti la prsence d'un corps glac. Plus tard, une seconde personne est entre dans la chambre. Elle entend alors ces quelques mots : bonsoir ma petite femme . La jeune marie s'est alors retourne et voit son mari qui arrive et la statue, qui est dans le lit, enserrer son mari jusqu' l'touffer. Puis la statue quitte la chambre et la jeune femme s'vanouit.

Le procureur convoque ensuite le capitaine de l'quipe espagnole. Ce dernier rcuse l'accusation et fournit au procureur un alibi incontestable. De plus, le narrateur qui continue son enqute parle au domestique qui dit avoir vu M. Alphonse vers minuit sans sa bague.

Aprs l'enterrement, le narrateur quitte Ille et rentre Paris. Il apprend quelques mois aprs que M. de Peyrehorade est mort lui aussi (de chagrin) et que Mme de Peyrehorade a dcid de faire fondre la statue pour en faire une cloche. Mais depuis que la cloche sonne, les vignes ont gel deux fois Ille.


La Vnus dIlle et le fantastique [modifier]
La Vnus d'Ille est une nouvelle fantastique qui est originale par rapport au canon du fantastique du XIXe sicle. Le fantastique est un genre littraire dans lequel le rationnel et lirrationnel se mlent. Des vnements tranges se produisent et provoquent le trouble chez le personnage victime de ces vnements, ainsi que chez le lecteur. Cest pourquoi, tout au long du rcit, le lecteur, ainsi que les personnages, recherchent une explication rationnelle aux lments troublants qui surviennent. A la fin du rcit, mme si une explication rationnelle est envisage, celle-ci peut tre contredite par des hypothses qui sortent du commun.

La Vnus dIlle est effectivement un rcit fantastique, mme si quelques lments ne concordent pas avec certaines rgles du fantastique, ce qui fait dailleurs son originalit. Dabord, le rcit dans cette nouvelle est fait non pas travers le personnage qui est la victime des vnements fantastiques, mais travers un narrateur qui est en fait un spectateur, tmoin des faits et qui les commente. Cest ici une premire originalit par rapport au canon fantastique dans lequel souvent la narration se fait travers le "je" du personnage qui subit les vnements. De plus, dans le rcit fantastique, il y a souvent un motif fantastique tels que le double, un objet qui sanime, etc. Dans La Vnus dIlle, on devine un objet qui sanime (la statue de Vnus), mais le narrateur ne nous le dit pas de manire explicite puisque lui mme nen est jamais le tmoin. Il y a galement des phnomnes de doubles qui apparaissent en filigrane (Mlle de Puygarrig et Vnus, ainsi que M. de Peyrehorade et M. de P.), mais qui l encore ne sont pas vidents.

Mais la grande originalit de luvre rside sans doute dans le fait quelle ait une porte plus vaste que celle dun simple rcit fantastique. En effet, le message que nous transmet lauteur est celui du respect de lamour. Tous les personnages qui de prs ou de loin ont nui lamour (Vnus) seront punis (Jean Coll, lapprenti, M. Alphonse et M. de Peyrehorade). Certains mme qui auront transgress les interdits en ne considrant lamour que comme une mascarade (M. Alphonse et son pre) seront punis de mort.


Portrait de la Vnus d'Ille [modifier]
Le portrait donn de la statue est ambigu : on la sait inanime mais certains dtails font penser le contraire.

Elle est en bronze, entire et grande
Son corps est noir et ses yeux blancs (mise en relief)
Elle est nue (peut inspirer le dsir)
Elle a un regard mchant, froce et beau ( Il y a dans son expression quelque chose de froce, et pourtant je n'ai jamais vu rien de si beau )
Elle rabaisse toutes les personnes la regardant
De plus, la statue porte malheur ; l'inscription sur le socle de la statue renforce l'aspect malfique de la Vnus d'Ille : Prends garde toi si elle t'aime . C'est une prophtie qui annonce la suite de l'histoire.


Description des personnages [modifier]

M. de Peyrehorade [modifier]
C'est un vieille archologue jovial. C'est lui qui dcouvre, en compagnie de Jean Coll et du guide, la Vnus.


Mme. de Peyrehorade [modifier]
Un peu grasse mais bonne mnagre, elle est contre la Vnus qu'a dcouvert son mari et la mort de ce dernier, elle va faire fondre la Vnus car elle trouve celle ci porteuse de malheurs.

Mme de Peyrehorade n'est pas trs prsente dans l'histoire : elle ne fait que donner son avis sur ce que dit son mari.


Alphonse de Peyrehorade [modifier]
Fils de M. de Peyrehorade, cest un grand jeune homme lgant et muscl de 26 ans, beau et agrable voir, mais son visage ne laisse voir aucune motion[2]. Il ne porte pas dimportance au mariage.

Il est prtentieux et ne pense qu' son sport favori : le jeu de paume. Il meurt le jour de sa nuit de noce car il laisse sa bague de fianailles au doigt de la Vnus.


Mademoiselle de Puygarrig [modifier]
Cest une jeune fille noble et riche de 18 ans ; elle est belle et sduisante (elle ressemble la Vnus), et est rserve Alphonse. Elle est naturelle, discrte et dune grande gnrosit, tout le contraire dAlphonse.

Elle donne leffet dtre belle et intelligente. Elle ne sait pas encore quelle va perdre son mari pendant la nuit de noce.


Notes et rfrences [modifier]
↑ [..] Jean Coll, qui y allait de tout cur, il donne un coup de pioche, et j'entends bimm...
↑ a  b  M. Alphonse de Peyrehorade ne bougeait pas plus quun Terme.
[..] dune physionomie belle et rgulire, mais manquant dexpression
Il tait ce soir-l habill avec lgance [..]. Mais il me semblait gn dans ses vtements ; il tait roide comme un piquet dans son col de velours, et ne se tournait que tout dune pice. Ses mains grosses et hles, ses ongles courts, contrastaient singulirement avec son costume. Ctaient des mains de laboureur sortant des manches dun dandy.
↑ Le bon, c'est qu'elle est fort riche. [..] Oh ! je vais tre fort heureux.
↑ environ 3 800
↑ Douze cents francs au doigt, c'est agrable.
↑ [..] ; et son air de bont, qui pourtant n'tait pas exempt d'une lgre teinte de malice, me rappela, malgr moi, la Vnus de mon hte.
↑ superstition chez les chrtiens car c'est le jour de la mort du Christ
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: 118
: 13/08/2008

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